• Un poème d'Alda Merini

     

    J’aime la simplicité qui s’accompagne d’humilité.
    J’aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,
    sentir l’odeur des choses,
    en capturer l’âme.
    Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.
    Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l’amour. 

     

    Je n’ai pas besoin d’argent.
    J’ai besoin de sentiments,
    de mots, de mots choisis avec soin,
    de fleurs comme des pensées,
    de roses comme des présences,
    de rêves perchés dans les arbres,
    de chansons qui fassent danser les statues,
    d’étoiles qui murmurent à l’oreille des amants.
    J’ai besoin de poésie,
    cette magie qui allège le poids des mots,
    qui réveille les émotions
    et donne des couleurs nouvelles.

      

     Alda Merini 

    Terra d’amore (babelio.com) 


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  • Sur le muret en pierres (gogyöshi)

      

    Assise sur le muret en pierres

     Tapissé de feuilles d’automne

     Je frissonne sous l’étoffe fine

     De cette étole que tu aimais tant

     Un oiseau solitaire sillonne le ciel

     

    Claire Lise Coux

    Tous droits réservés 


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  • Olav H. Auge

    « Et j’étais triste et me terrais dans une grotte,
    j’étais gonflé d’orgueil et bâtissais au-delà des étoiles,
    maintenant je construis dans l’arbre tout proche,
    et le matin quand je m’éveille,
    le pin enfile dans ses aiguilles des fils d’or. »

     

    Olav H. Auge

     

    Peinture : Léon Spillaert


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  • Mains

    « Touchez longtemps ce qui se touche
    l’écorce, l’eau, l’herbe, la bouche,
    avec l’ardeur au creux des doigts
    touchez le chaud, touchez le froid,
    pour en faire votre aventure
    touchez la mer et la voilure,
    le mont, la plaine au cri de blé.
    Un soir touchez vos doigts usés
    comme un drap où les corps roulèrent.
    Touchez enfin, noces dernières
    aux feux assourdis du couchant
    vos souvenirs mêlés au vent. »

     

    Anne-Marie Kegels, Poèmes choisis

     

    Sculpture : Auguste Rodin

     


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  • « Rien à dire ?
    Si pardi !
    Qu’il faut rire,
    Rire ici,
    Rire au chien,
    Au hibou,
    Rire à rien,
    Rire à tout,
    Aux nuages,
    Aux vieux houx,
    Rire en sage,
    Rire en fou. »

     

    Maurice Carême 


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